Retour sur ses origines
La Pride puise ses racines dans les émeutes de Stonewall, menées notamment par des personnes trans*, racisées, travailleur·ses du sexe, qui se sont soulevées face à la violence et à la répression.
Marsha P.Johnson et Sylvia Rivera restent les figures emblématiques de cette lutte.
Aujourd’hui à Bruxelles, les personnes trans* travailleur·ses du sexe restent excessivement stigmatisées et en proie à de nombreuses violences. C’est pourquoi chaque année, nous rappelons les origines politiques de la Pride : parce que celles et ceux qui étaient en première ligne hier, sont encore aujourd’hui parmi les plus exposé·es aux discriminations, à la précarité et aux violences.
Cette semaine, faisons entendre les voix trop souvent réduites au silence. Marchons avec fierté, mais aussi avec conscience.
L’accès au logement, un droit pas un privilège
Pour la troisième année consécutive, le logement est la première préoccupation des personnes que nous accompagnons. Qu’elles aient des papiers ou non, un revenu ou non, la réalité est la même : trouver un logement sûr et inclusif reste un véritable défi.
Et pour nos bénéficiaires LGBTQIA+, c’est encore plus dur :
- Discriminations homophobes et transphobes dans les centres d’accueil
- Menaces, violences, propos haineux de la part d’autres résident·es ou du personnel
- Manque criant de structures adaptées
Résultat ?
Des personnes éligibles refusent les centres pour fuir la violence…et se retrouvent dans des situations encore plus précaires. Le sans-abrisme devient parfois la seule « option ».
Il est urgent de créer des solutions d’hébergement adaptées, sécurisantes et non-discriminantes. Personne ne devrait avoir à choisir entre être qui il/elle est et avoir un toit.
Lors de cette Pride Week, pensons aussi à celles et ceux qu’on ne voit pas dans les marches : les invisibilisé·es, les exclu·es, celles et ceux qui dorment dehors.
L’accès aux soins : un droit, pas un privilège
Et pourtant, trop de personnes concernées par le travail du sexe / la prostitution ou les vécus trans se voient :
- Refuser des soins
- Juger par le personnel médical
- Laisser sans couverture santé
« J’aimerai qu’on ne présuppose rien de mon anatomie ni de mes pratiques »
Résultat ?
Elles renoncent aux soins, mettent leur santé en pause ou attendent d’être en danger pour consulter.
Chez Alias, on le voit tous les jours sur le terrain : la stigmatisation médicale nuit à la santé. Elle éloigne les personnes les plus précarisées de services vitaux.
C’est pourquoi Alias agit chaque jour pour faciliter l’accès aux soins, lutter contre les discriminations et défendre les droits en santé. Lors de cette Pride Week, n’oublions pas celles et ceux qu’on invisibilise.